Paul ALBARLes vagabondages
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Dernière Dépêche pour info : de ma chambre, je peux apercevoir à la fois le Pacifique, et les pistes de Cypress et Grouse Moutain (éclairées de nuit pour le ski). Autre chose, le skipass Whistler, c’est 83$ (mais je crois qu’il y a des prix UBC) !!!
Revenons à nos moutons. Vendredi, 20h30, je rejoins ces zouaves de Fijis dans mon Labo de travail, ils jouent au Beer Bang. Le principe est simple : un entonnoir, un tuyau, une canette de Bud, un savant système pour extraire la mousse et vous devinez la suite. On reste là quelques temps puis on croise vers le SUB. Grande surprise, c’est blindé. Je découvre à l’étage des Party Rooms, dédiés aux soirées, qui sont bondées d’étudiants. La bière est à 3$. On commence là. Je tape la causette avec ces 7 joueurs de Hockey pour les Fijis. Nick commence le grand n’importe quoi. On se carapate vite hors de la pièce pour rallier le PIT. C’est plein pour la soirée d’une autre université. On s’installe pour un bon moment et je quitte toute la compagnie vers 3h00, au lit.
Ô doux réveil ! Je suis levé vers 10h par la douce odeur de la Pan Cakes Party que nous concocte Devin. Aux fourneaux, l’ange assure le spectacle. Harry, Daniel et moi sommes les plus heureux lorsqu’il dévoile l’arme ultime : le sirop d’érable, les superlatifs me manquent. Après ce festin, Harry et moi nous décidons à partir à la découverte de cette belle cité.
Le temps n’est pas tip top, il fait gris et pas trop froid (3°C) comme souvent. On grimpe dans le trolley et on se retrouve au pied des grattes ciels. Première mission : trouver un portable. Au Canada, tu paye aussi bien lorsque tu appelle que lorsque que tu reçois. Je trouve le meilleur rapport qualité prix du Canada, donc je prends. Voici le numéro gagnant : 001 778 838 2712. On sort de là direction Stanley Park. On se balade un petit moment, Harry m’enseigne deux trois expressions croustillantes « so british ».
On va à l’aquarium. C’est un des modèles du genre, réputé mondialement pour la variété et la quantité d’espèces représentées réparties selon 4 différents climats : Tropical, Pacifique Sud, Île de Vancouver et Océan Arctique. Au programme : Requin, Raie, Méduses, Serpents, Tarentules, Barracuda, Morse, Dauphins et Beluga pour les plus fameux.
On sort émerveillés, on ce dirige vers le centre en faisant un crochet par la nature. De nouveau dans le Down Town, je suis surpris pas la quantité de monde sur les trottoirs, le dynamisme des rues. Tout le monde est près pour une grande nuit. La faim nous cisaille le bide, on entre au Lennox Pub. On inspecte les lieux, rien de louche. On s’installe et le cauchemar commence. Une bonne femme de 50 ans, recouverte de fourrure blanche, odorant le parfum de luxe, poudrée à souhait est à la table d’à côté : une rombière quoi ! Le problème c’est qu’au Lennox, c’est des banquettes qui correspondent ; elle s’approche et cause. Tout va bien, elle cherche à nous brancher avec les 3 nanas d’a côté, ni elles, ni nous ne semblent intéressés. Elle prend le dessus, et continue à nous emmerder. Les burgers et les bières arrivent, elle est toujours là. Ca continue, elle passe en revue son existence, elle pleure pour sa mère et me file sa carte pour participer à des fêtes privées. Le temps passe, j’ai soif et veux commander, Harry à la présence d’esprit de feindre un pseudo rendez vous, on se casse. On se retrouve dans un autre Pub, c’est classe, on est placé et on prend quelques bières dans une ambiance très chaleureuse. 00h arrive, on prend le dernier bus (je crois) et on retourne à l’UBC. Au moment du départ, les trottoirs sont bondés de queues d’entrée dans les bars et clubs : ca bouge quoi.
Arrivé à la résidence, quelques billards ou je me fais rétamer. Je rentre. Bilan : journée exceptionnelle, plein de connaissances acquises, des bonnes expressions, un bon poto, Harry avec qui on ira explorer Victoria, Seattle, Whistler et Calgary si on a le temps et l’argent (yo Xabi).
Dimanche, réveil tardif, grosse flemme mais j’enfile un short, un polaire et je pars courir sur la plage au bord du Pacifique. Ca dure, je sors de l’université sans le savoir et je me retrouve dans des coins inconnus. Une femme m’arrête en hurlant. Elle croit que l’appareil et le tripod que j’ai dans la main est un calibre ! 2h plus tard, je me rentre et finit ce succulent week end.
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