Paul ALBARLes vagabondages
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Les
chutes sont à environ 120km de Toronto, vers le sud (ouest) en contournant le
lac Ontario. Après une heure et demie de route sans incident particulier j’arrive
dans cette contrée, remarque la route humide, tourne la tête et aperçois les
bêtes.
C’est en fait non pas une, ni deux mais bien
trois chutes d’eau de 52m de haut situées sur la rivière Niagara
dans l’est de l’Amérique du Nord,
à la frontière entre les États-Unis et le Canada. Elles sont composées par :
Bien qu’elles ne soient pas particulièrement
hautes, les chutes du Niagara sont très larges. Avec un débit
de plus de 5720 m³.s−1 à la haute saison, elles sont les chutes
les plus puissantes d’Amérique du Nord[ et
certainement les plus connues à travers le monde.
Les chutes du Niagara sont renommées pour
leur beauté. Elles sont aussi une source immense d’énergie
hydroélectrique et leur préservation est un défi écologique. Cette merveille naturelle, haut
lieu du tourisme depuis plus d’un siècle, est
partagée par les villes jumelles de Niagara Falls
dans l’État de New York
aux États-Unis et Niagara Falls
dans la province
canadienne de l’Ontario.
Les chutes du Niagara, ainsi que la rivière Niagara
et les Grands
Lacs nord-américains, sont apparus lors de la déglaciation qui a
suivi une période
glaciaire, il y a 10 000 ans environ. Pendant cette période, la
région du Wisconsin
était couverte par un énorme glacier continental qui
en fluant vers le sud depuis le Canada a broyé et
transporté roches et sols sur son
parcours. Il a surcreusé des vallées, emplacements
des futurs lacs, et en a barré d’autres.
Pendant et après la fonte, les cours d’eau ont dû se frayer un chemin vers
le nord-ouest, dans une topographie bouleversée, en incisant de nouveaux lits. Les
flots provenant des Grands Lacs en amont formèrent l’actuelle rivière Niagara.
Celle-ci ne pouvant plus suivre son ancienne vallée remblayée emprunta alors un
nouvel exutoire passant par un escarpement de regard nord qu'il éroda en gorges.
La chute
Canadienne est impressionnante, pas si haute que ça mais beaucoup d’eau. J’ai de la chance, il ne
fait âs trop froid (3°C), je me décide donc à marcher. Après une bonne ballade
le long du Niagara côté Canadien, je m’arrête et observe les chutes
Américaines, moins longues mais elles se jettent sur des roches de glaces très
impressionnantes. En bas, sur la Niagara River, une banquise de 4m de haut s’est
formée à partir du fer à cheval jusqu’à perte de vue laissant un petit passage
visible à l’écoulement de l’eau.
Je décide
ensuite de passer aux Etats Unis à pieds en enjambant le Niagara pour profiter
du parc, de la digue qui s’avance sur les chutes américaines et de l’amabilité
des douaniers.
Des deux
cotés de la rivière (Canada et USA) ils ont construit une espèce de petit Vegas
avec plusieurs Casino, des grands hôtels, des tours d’observation-restaurants
de plus de 150m. Toutes ces infrastructures font perdre du charme et du naturel
à cet endroit.
Je repars de
là avec un sentiment mitigé, j’ai adoré mais... En effet, c’est impressionnant,
un brouhaha terrible quand on s’approche des chutes, un sentiment de puissance extrême
devant soit mais finalement ca reste des cascades, belles c’est vrai, mais je
pense que le Canada à bien d’autres perles naturelles à proposer autre que
cette attraction mondialement connue et qu’aucun touriste ne doit manquer. Je
pense par exemple à des ballades dans les rocheuses Canadiennes, l’été Indien
du Québec et j’en passe… Ces pensées sont aussi nuancées par tout le business à
« l’Américaine » qui est fait autour de ça, ca perd de son charme.
Après près
de trois heures, passées là, je me rentre car faut pas tarder à rendre la
voiture. Au retour, grosse neige battante, embouteillages mais on parvient à
rendre le bolide quelques minutes avant la Dead-Line.
Le soir, c’est
MikkiFynns avec Fufu et Remi, Sushi où nous rejoignent Clara et Mat puis un bar
où je matte Vancouver paumer… Retour au pieu pas trop tard mais mise au pieu
très tardive.
Le lendemain
à 6h, je parviens à me hisser dans une navette vers l’aéroport pour décoller à
bord du 767 Air Canada écran perso à 8h. Au gré du décalage horaire, une
journée de travail m’attend.
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